Face à la dégradation des sols et aux faibles rendements agricoles, les solutions locales gagnent du terrain. Parmi elles, le biochar se démarque. Ce charbon végétal, obtenu par pyrolyse de déchets agricoles, est aujourd’hui l’une des réponses les plus prometteuses pour revitaliser les sols appauvris.
La fabrication du biochar prend de l’ampleur
Au Cameroun, plusieurs jeunes agro-innovateurs s’essaient à sa fabrication. À partir de coques de cacao, tiges de maïs ou résidus de manioc, ils produisent un amendement naturel, riche en carbone, capable de retenir l’eau et les nutriments dans le sol. Le biochar améliore la structure des sols, réduit l’acidité et limite l’usage d’engrais chimiques.
Le compost un incontournable
En parallèle, l’engrais organique gagne aussi en popularité. Compost issu de fumier, déchets de cuisine ou résidus de culture, il permet de fertiliser sans polluer. Facile à produire, il reste accessible même aux petites exploitations.
L’implication des initiatives locales dans la vulgarisation du compostage
Le compostage, souvent pratiqué de manière artisanale, est désormais optimisé grâce à des initiatives locales. Des groupes de producteurs s’organisent pour produire en quantité, vendre en vrac, et même livrer.
Ces trois innovations: biochar, compost et engrais organique forment un trio gagnant pour une agriculture plus durable. Elles permettent de réduire les déchets, booster la productivité et protéger l’environnement. Leur adoption croissante montre que la transition agroécologique est en marche.
Les défis à lever pour une agriculture bio
Mais des défis persistent : manque de formation, outils de transformation rudimentaires, absence de normes. Pour aller plus loin, il faut accompagner les producteurs, certifier les produits, et créer un véritable marché local du biochar et des fertilisants bio.
Avec ces innovations locales, l’agriculture camerounaise tient là une clé de sa résilience.


