C’est une acquisition qui fait parler d’elle depuis 2 jours. Cadyst Invest, holding dirigée par Célestin Tawamba, serait en phase finale pour le rachat de Chococam, filiale du groupe sud-africain Tiger Brands. Cette reprise d’un fleuron de l’industrie agroalimentaire camerounaise par un acteur local marque un tournant économique majeur, avec des répercussions significatives sur le marché, l’emploi et la souveraineté industrielle du pays.
Une opportunité de reprise stratégique
Chococam, connue pour ses marques emblématiques comme Mambo et Tartina, est une référence dans le secteur de la transformation du cacao et du chocolat en Afrique centrale. La cession annoncée par Tiger Brands ouvre la voie à une reprise locale par Cadyst, déjà présent dans les secteurs pharmaceutique, distribution, industrie, etc. En mettant la main sur Chococam, Célestin Tawamba renforce sa position d’industriel majeur dans le paysage économique camerounais.
Un impact direct sur le marché
Ce rachat pourrait entraîner un réalignement des priorités stratégiques de l’entreprise. Une orientation vers l’approvisionnement local en matières premières (cacao, lait, sucre) est envisageable, réduisant ainsi la dépendance aux importations. De plus, cela pourrait stimuler l’innovation, renforcer la compétitivité des produits made in Cameroon et favoriser leur expansion sur les marchés régionaux.
Un bénéfice pour l’économie camerounaise
Le transfert de propriété à une entreprise nationale permettra :
– une rétention des bénéfices au pays,
– une optimisation fiscale plus favorable,
– et une création de valeur sur toute la chaîne de production.
Les producteurs locaux, notamment les cacaoculteurs, pourraient profiter d’une meilleure intégration dans la chaîne d’approvisionnement. De plus, cela s’inscrit parfaitement dans la dynamique de transformation locale des matières premières, chère aux politiques publiques.
Une victoire pour la souveraineté industrielle
Au-delà des chiffres, cette acquisition est un message fort pour l’Afrique: les industries locales ont désormais les moyens de reprendre le contrôle de leur économie. Ce modèle de reprise d’actifs stratégiques par des capitaux nationaux pourrait inspirer d’autres investisseurs camerounais ou africains à emboîter le pas.
En définitive, si cette transaction aboutit, elle pourrait marquer un changement de paradigme dans l’industrie agroalimentaire camerounaise : d’une dépendance à l’égard des multinationales à un modèle intégré, localisé et durable. Une victoire symbolique et concrète pour l’économie du Cameroun.


