Bonaberi, panjo carrefour nature. Bienvenu chez Hugues Penda, affectueusement appelé Hugo Boss. Il est l’un des jeunes qui ont fait de la production de poisson-chat leur activité principale. Il nous parle de ses débuts et de ses difficultés car ce témoignage peut être pour beaucoup une source de motivation continue.
Agro-actu : Pourquoi avoir choisi la pisciculture comme activité au détriment d’autres business ?
- Penda : Je me suis lancé dans la pisciculture pour créer un emploi qui devait me générer des sous. L’auto-emploi est devenu la seule issue qui s’offre à nous jeunes camerounais.
Agro-actu : Avec combien de poissons vous avez démarré votre projet ?
- Penda : J’ai commencé avec 1000 alevins dans ma modeste ferme piscicole qui comporte aujourd’hui 3 bacs de 3m3 chacun. Mais, je peux vous assurer que cette activité c’est vraiment le cardio. Le premier cycle reste une expérience très amère remplie de mortalité.
Agro-actu : Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées au début de votre pisciculture ?
- Penda : C’est vrai que je suis à mon troisième cycle de production mais l’une des difficultés majeures reste et demeure est le coût de l’aliment piscicole et la flambée des prix des différents ingrédients pour la fabrication de l’aliment local. Il faut noter qu’au début de l’activité je n’avais vraiment pas prévu que les poissons mangent ainsi. J’étais surpris. L’autre difficulté était la commercialisation qui était vraiment difficile.
Agro-actu : Au début, vous n’avez pas fait de prévision ? Aucun business plan ? Aucune planification ?
- Penda : Non, juste un devis que j’avais pris sur les réseaux sociaux. Les gains étaient très alléchants avec moins de charges. Mais une fois sur le terrain la réalité m’a rattrapé, j’ai vite compris que le devis était un peu farfelu et c’était un plan pour vendre leur alevin.
Agro-actu : Quel bilan vous faites entre votre début dans l’activité et votre position actuelle ?
- Penda : Le bilan est simple. Au début, j’avais des mortalités élevées et maintenant il y’a une maîtrise de l’élevage. Au début j’avais des difficultés à vendre mes poissons, aujourd’hui je n’arrive pas à satisfaire toute ma demande.
Agro-actu : Comment avez-vous remonté la pente ?
- Penda : Je me suis fait accompagner par l’IDHA (Initiative pour le Développement Halieutique et Agronomique) . Ainsi j’ai bénéficié d’un suivi technique et des conseils sur toute la période de mon second cycle d’élevage.


