Au Cameroun, les petites unités de transformation jouent un rôle crucial dans la valorisation des produits agricoles locaux. Elles participent activement à la réduction des pertes post-récolte, à la création d’emplois en milieu rural et à l’amélioration de l’accès aux produits transformés. Toutefois, la question de la qualité sanitaire de ces produits reste centrale, notamment dans un contexte de sécurité alimentaire et de compétitivité du « Made in Kamer ».
Le contrôle de la qualité dans ces structures repose d’abord sur l’hygiène des équipements, la formation du personnel aux bonnes pratiques de fabrication (BPF), et l’application de normes simples mais efficaces (ex. : HACCP à petite échelle). L’accès à des infrastructures de base comme l’eau potable, un espace propre et ventilé, ainsi que des outils de conservation adaptés, est également essentiel.
L’accompagnement par les services techniques de l’État, les coopératives, ou encore les incubateurs agroalimentaires peut améliorer la rigueur des contrôles internes et aider à la certification des produits. Ce processus, loin d’être une contrainte, permet de rassurer le consommateur local et d’ouvrir les portes des marchés formels ou de l’exportation.
En assurant la qualité et la sécurité des produits, ces unités contribuent à renforcer la confiance dans les produits transformés localement, à lutter contre l’informel et à faire rayonner la marque « Made in Kamer ». La qualité devient alors un véritable avantage concurrentiel, capable de positionner le Cameroun comme un acteur crédible de l’agroalimentaire en Afrique.


