Les déchets d’emballages s’accumulent dans les villes camerounaises. Plastiques à usage unique, sachets, barquettes jetables… ils finissent souvent dans les caniveaux, les rues ou les rivières. Ce phénomène aggrave les inondations et la pollution. Il menace aussi la santé publique.
Les initiatives locales qui émergent face à la pollution plastique en ville
Face à cette urgence, des alternatives locales émergent. Certaines entreprises produisent des emballages à base de feuilles de bananier, de fibres végétales ou de papier recyclé. Ces matériaux sont biodégradables. Ils se décomposent rapidement et ne polluent pas les sols ni les cours d’eau.
D’autres initiatives promeuvent le retour au vrac. Les consommateurs apportent leurs contenants réutilisables. Les commerçants proposent des sacs en tissu ou des bouteilles rechargeables. Ces gestes simples réduisent la dépendance au plastique.
Dans les marchés urbains, certaines coopératives sensibilisent les vendeurs. Elles distribuent des paniers réutilisables fabriqués localement. Résultat : moins de déchets autour des étals. L’adoption de ces solutions reste lente. Le plastique reste bon marché et disponible. Mais des politiques publiques pourraient accélérer le changement. Des subventions pour les producteurs d’emballages durables, une taxe sur les plastiques à usage unique, ou encore une campagne nationale d’éducation à l’environnement.
Impact des initiatives locales sur la pollution plastique en milieu urbain
En milieu urbain, ces alternatives ont un impact direct. Moins de déchets dans les rues, des égouts moins bouchés, une meilleure image pour les quartiers, et un cadre de vie plus sain. C’est aussi une opportunité économique. La fabrication locale d’emballages durables crée des emplois verts.
Pour réussir, il faut une implication de tous : citoyens, autorités, entreprises. Chacun a un rôle à jouer pour construire des villes plus propres. Et cela passe, en partie, par des choix d’emballages plus responsables.


